un parcours atypique

« Depuis plus de 10 ans, la Compagnie Pyramide est vectrice d’un dynamisme nouveau sur la ville de Rochefort en matière de culture urbaine.
En effet, son implication transversale dans la vie locale a permis à la Compagnie non seulement de grandir, mais surtout d’occuper une place à part entière sur le territoire.
D’abord de part son énergie créative, intrinsèque et fondamentale, qui a sans doute permis de dépoussiérer les représentations d’un art urbain méconnu pourtant actuel et fédérateur. Les créations de Pyramide se sont successivement enchaînées avec une justesse croissante dans la qualité du propos et dans la maîtrise des éléments.
Ensuite dans sa motivation à partager, la compagnie a su s’investir en tant qu’organisateur dans la conception d’un battle international, attirant chaque année plus de monde encore et faisant ainsi de Rochefort une scène identifiée de la culture Hip Hop. Cet évènement a sans nul doute favorisé chez les plus jeunes un désir fort et une appétence particulière pour la pratique de la danse.
Enfin, quand il fut temps de transmettre, la compagnie a su trouver les moyens de se former pour ajouter à sa démarche une dimension pédagogique importante, qui s’est formalisée par l’ouverture d’une école de danse. Le succès de cette école aujourd’hui est un indicateur du travail fourni depuis plusieurs années, et l’on se rend bien compte que dans la dimension intergénérationnelle de ses élèves, la compagnie a bel et bien « touché les esprits et les corps ».
L’action de Pyramide est aujourd’hui inscrite sur le territoire dans un maillage partenarial fort avec la Ville de Rochefort et ses services, et ce à travers différents dispositifs. On ne peut nier l’évidence à renforcer aujourd’hui encore cette relation privilégiée. »
Jocelyn VAMOUR – Service Enfance-Jeunesse – Ville de Rochefort.

Retour sur les créations

La Compagnie Pyramid se forme en 1999 dans le Quartier du Petit Marseille à Rochefort.

Depuis sa création, Pyramid n’a de cesse de créer des propositions artistiques porteuses de sens. Et ces valeurs de respect, de tolérance ou encore d’ouverture d’esprit ont le même but : rencontrer l’autre, sa culture, sa différence. Passer au-delà des préjugés pour se rendre compte que la différence est une vraie richesse.

Le langage chorégraphique du collectif se nourrit sans cesse de son histoire pour construire une esthétique forte, tournée en permanence vers les arts qui l’entourent…

Sa danse ? Pyramid la voit comme un langage, comme une parole…Tantôt forte, parfois légère, tantôt projetée vers l’avenir, parfois tournée vers ses racines.

Pyramid, c’est aussi un travail de fond sur le territoire depuis ses débuts. Entre transmission, formation pédagogique, accès à la culture, responsabilisation des jeunes des différents quartiers de la ville, c’est près d’une trentaine de jeunes suivis quotidiennement et plus de 500 élèves suivant ses ateliers sur Rochefort et dans plusieurs établissements scolaires, foyers, centres culturels du département.

Enfin, traditionnel retour aux sources chaque premier weekend de Juin, la compagnie organise depuis plus de dix ans le Battle International de Danse Hip Hop.

Véritable moment de partage, d’enrichissement et de rencontres, le Battle est une des clés au renouvellement artistique, à la créativité et à la rencontre avec l’ensemble des acteurs du mouvement, au niveau local tout comme international.

Les artistes
Youssef Bel Baraka,
Jamel Feraouche,
Fouad Kouchy,
Michaël Auduberteau,
Mustapha Ridaoui,
Emilie Bel Baraka,
Tony Baron
Rudy Torres
Oussama Traoré

Les intervenants pédagogiques
Oussama Traoré
Mounir Kerfah

Administration
Laila Feraouche
Nicolas Thebault
Marjorie Boniton

Ils nous ont accueillis
La Coursive à La Rochelle, la Coupe d’Or à Rochefort, Le Centre Chorégraphique National de La Rochelle, Le Gallia Théâtre de Saintes, l’Avant-Scène à Cognac, le Théâtre de Bressuire, le Hangar 23 à Rouen, le Théâtre du Casino de Biarritz, le Parnasse à Mimizan, le Jardin de Verre à Cholet, la Ferm Bel Ebat à Guyancourt, l’Espace 93 à Clichy-sous-Bois, le Théâtre du Cloître à Bellac, le Théâtre de Thouars, La Fabrique à Guéret, le Théâtre Golovine à Avignon, le Théâtre de Castres, le Théâtre de Chalands à Val de Reuil, le Théâtre de St Lô, l’Atelier Culturel à Landerneau, le Festival Mimos à Périgueux,le Théâtre 140 à Bruxelles, le Hawler International Theater Festival au Kurdistan d’Irak, le Fadjr International Theater Festival en Iran et bien d’autres encore…

Historique des créations

Sur le thème des manipulations génétiques, leur premier spectacle Cellules (2001) leur apporte la récompense de Révélation de l’Année 2001 aux Rencontres Internationales en Danses Urbaines de La Villette.

Touchés par les conflits territoriaux au Proche-Orient, ils créent P-I (Palestine-Israël) en 2005.

Un engagement artistique pour la pacification des rapports israëlos-palestiniens.
En 2007, Pyramid crée Instemps.
Il s’agit, dans cette pièce, de s’interroger sur la vitesse, le flux continu que s’impose nos sociétés contemporaines.
Une mise en scène contemporaine et une scénographie minimaliste font d’Instemps un objet chorégraphique atypique dans le paysage de la danse Hip Hop.

S’en suit la pièce Etats d’âme en 2008.
Après un voyage à Los Angeles, dans le berceau du hip-hop, Pyramid revient en France avec une envie forte de promouvoir les valeurs du mouvement Hip Hop, omniprésent aux États-Unis. Ce spectacle a la particularité de se composer de deux parties : la chorégraphie et une prise de parole dansée mêlant humour et pédagogie sur l’historique du mouvement Hip hop et sur chacune de ses disciplines.

En 2009, la compagnie décide d’explorer de nouveaux axes de travail, et intrinsèquement de nouveaux réseaux.
Le trio chorégraphique On n’est pas des clichés ! est créé au printemps 2009.
Première signature de Fouad Kouchy, ce trio pour la scène et la rue donne à voir un spectacle poétique sur le thème de l’influence des médias.
Véritable succès populaire, cette pièce a été jouée près de 80 fois sur l’ensemble du territoire national.

En parallèle, Jamel Feraouche monte également sa première pièce intitulée Le Chantier en 2009, une pièce pour quatre danseurs qui parle de la vie de ces immigrés maghrébins venus reconstruire la France d’après-guerre.Avec cette pièce, la Compagnie a remporté le 3ème Prix du Jury et le Prix du Public lors du Concours de Danse des Synodales 2010.

En 2011, nouvelle expérience avec la pièce déambulatoire El Mouima qui permettra aux danseurs d’explorer l’univers du solo, tout en mettant en valeur des lieux chargés d’histoire. Véritable balade aux contours d’une église, sous des arbres tricentenaires, dans les coulisses d’un théâtre, dans la rue ou même aux abords d’un parc, ce spectacle a pour but de surprendre les spectateurs, de les mettre en mouvement. Agrémentée de mises en lumière intimistes, cette pièce confronte l’immédiateté, la vitalité de la danse avec l’immobilité, l’intangibilité du patrimoine.

L’année 2012 verra la naissance d’un nouveau projet, intitulé Ballet Bar, rassemblant l’ensemble de l’équipe à nouveau.
Chorégraphie collective, cette pièce voit six personnages évoluer entre un phonographe, quelques vinyles et un transistor, s’interrogeant sur le lien intime qui les lie avec la musique dont ils sont à la fois créateurs et interprètes. Ce spectacle sera présenté dans la programmation OFF du Festival d’Avignon 2013 et a également été retenu pour représenter la France dans la catégorie “Danse de création” des prochains Jeux de La Francophonie.

Passant de signatures collectives à des projets où chacun des membres a pu s’exprimer plus personnellement, c’est donc EXIT, la neuvième pièce que Youssef Bel Baraka présentera à La Coursive – Scène Nationale de La Rochelle en Novembre 2013.

Cette fois-ci, il ne sera pas sur le plateau et assumera pleinement sa position de chorégraphe, mais avec cette particularité singulière d’être toujours à l’écoute de ses danseurs, toujours impliqués activement dans le processus de création.